Les piqûres d’animaux

D’origine terrestre ou marine, les animaux piqueurs sont partout : abeille, guêpe, taon, moustique, méduse, vipère…
Leur piqûre entraîne le plus souvent une réaction douloureuse au point de piqûre : gonflement, rougeur. Les piqûres peuvent s’infecter ou provoquer des allergies graves.

Qui sont-ils ?

La méduse : elle possède des filaments urticants provoquant au contact de la peau une sensation de brûlure et un oedème. Le venin est thermolabile, il peut être inactivé par une source de chaleur (bout de cigarette incandescente ou autre) à 1 ou 2 cm du point de piqûre pendant quelques minutes.

La vive poisson se cachant dans le sable en bordure de plage, sa nageoire dorsale est hérissée d’épines. La douleur intense peut être source de syncopes le venin paralyse les nerfs il est aussi thermolabile, sensible à la chaleur.

L’abeille : elle pique lorsqu’elle se sent agressée à l’aide d’un dard qui reste dans la peau.

– Guêpe : elle peut piquer plusieurs fois. Certaines personnes présentent une sensibilité extrême au venin de guêpe. La réaction peut aller d’une simple réaction locale à une réaction généralisée (dans la demi-heure qui suit la piqûre) : urticaire diffuse, boursouflures, malaise, troubles respiratoires. Le stade ultime est le choc anaphylactique avec oedème de Quincke ( arrière gorge gonflée), perte de connaissance, il faut agir très rapidement.

L’aoûtat : fréquent dans l’herbe fraîche en été, ce petit acarien qui se nourrit de sang, se plaît dans les plis et les zones de friction vestimentaires : socquette, ceinture, pli de l’aine, dessous des seins… Les piqûres provoquent des rougeurs, et de très vives démangeaisons.

La tique : la piqûre est indolore mais peut véhiculer la maladie de Lyme aux conséquence graves.

– Le moustique : ce sont les femelles qui piquent . Les piqûres sont douloureuses et peuvent s’infecter par grattage. Ils sont attirés naturellement par le gaz carbonique que le corps rejette, par les odeurs corporelles en particulier l’acide lactique émis par la surface de la peau.

L’araignée : sa morsure laisse 2 marques bien différenciées.

Que faire en cas de piqûre :

Araignée, méduse, moustique, guêpe, abeille..

► Enlever le dard ou l’aiguillon s’il existe ou utiliser une pompe à venin

► User des huiles essentielles :

– HUILE ESSENTIELLE de lavande aspic : à avoir toujours avec soi :

Cette huile essentielle est antalgique, antitoxique de tous les venins d’animaux.
1 à 2 gouttes pure sur la piqûre, à renouveler toutes les 10 minutes pendant une heure puis 4 fois par jour.

– mieux : mélange d’huiles essentielles chémotypées (HECT) (Dominique Baudoux – Pranarôm) convient aux piqûres de guêpe, scorpion, taon, vive, méduse
HECT Lavande aspic 3ml
HECT Immortelle 1ml
HECT Eucalyptus citronné 1 ml

appliquer 2 à 3 gouttes du mélange sur la piqûre, répéter toutes les 5 minutes pendant 1/2 heure, puis 3 à 4 fois par jour pendant 24 h, à partir de 3 ans

– Pour les bébés : application immédiate et prolongée du mélange suivant
HECT lavande aspic 4 ml
HECT Hélichryse 1 ml
Huile végétale Calendula : 3 ml

Application immédiate et prolongée en tapotant régulièrement pendant quelques minutes, puis tous les 1/ 4 d’heures pendant 2 heures, puis 4 fois par jour.

Complexes d’huiles essentielles prêt à l’emploi : Lavande aspic, Lemongrass, Eucalyptus citronné, Lavandin, Laurier noble. Lavandin, Citron zeste, Géranium…

►  Homéopathie :
Apis mellifica 15 CH : 3 granules toutes les ½ heures espacer dès amélioration
Vespa carbo 9 CH (guêpe), 3 granules toutes les ½ ,heures espacer dès amélioration
Demander conseil à votre pharmacien

Prévenir les piqûres : c’est mieux

}La chimie :

Les produits insecticides couramment utilisées sont la plupart du temps à base de substances de synthèse tel que :

– le DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide) produit chimique connu depuis les années 1950 comme répulsif contre les insectes présenté comme efficace contre moustiques, puces, tiques, mouche piquante des étables et aoûtats.

– les pyréthrinoïdes de synthèse( deltaméthrine, perméthrine, cyperméthrine,…)
Leur composition se rapproche de celle du pyrèthre naturel, mais ce sont en réalité des pesticides chimiques comme les autres. C’est aujourd’hui la famille d’insecticides la plus utilisée dans les formulations à usage agricole et vétérinaire, mais aussi dans les préparations à usage domestique. Elles ont été développées pour être plus persistantes, leur effet insecticide a été renforcé et elles sont nettement plus toxiques. Se dégradant plus lentement, leurs résidus peuvent être décelés dans des particules de poussières durant des années.

Les pyréthrinoïdes de synthèse peuvent occasionner de graves problèmes de santé en cas d’exposition prolongée : désordres cérébraux et de la locomotion, diminution de l’immunité après intoxication aiguë ; certains sont classés cancérigènes possible pour l’homme selon l’Agence de Protection de l’Environnement américaine (EPA) et/ou perturbent le système hormonal chez l’animal de laboratoire et au niveau de la faune sauvage…
En outre, ils peuvent être à l’origine de fourmillements intenses en cas de contact direct et prolongé avec le corps.

Les produits insecticides qui en contiennent (diffuseurs, moustiquaires imprégnées…) peuvent aussi occasionner des irritations de la peau et des yeux, à cause des solvants organiques utilisés pour dissoudre les substances actives.

} les solutions naturelles

Des répulsifs à base d’ingrédients naturels spécialement sélectionnés aident à éloigner les insectes nuisibles.

des insecticides naturels à action à court terme huiles essentielles
des insecticides naturels de contact : extrait de neem, pyrèthre

  • Extrait de Pyrèthre: l’extrait de pyrèthre est une substance naturelle obtenu à partir de fleurs de chrysanthème.

Les substances naturellement contenues dans le pyrèthre sont appelées « pyréthrines ».Leurs vertus insecticides sont connues et exploitées depuis plus de 2000 ans .

Insecticide de contact, l’extrait de pyrèthre agit sur le système nerveux des insectes entraînant une paralysie immédiate et foudroyante . Les pyréthrines se dégradent rapidement à la lumière, diminuant ainsi l’impact sur l’environnement. Elles sont inoffensives pour l’homme et les mammifères.

Apprendre à lire les étiquettes :

Pour prolonger la durée de vie des pyrèthres naturels, on ajoute une substance appelée Piperonyl Butoxyde (PBO).

Le PBO est un synergiste de synthèse contesté, utilisé fréquemment pour accroître l’effet fatal des pyréthrines .

Il augmente leur stabilité métabolique et par conséquent la durée d’action et contient une enzyme qui inhibe l’éventuelle dégradation naturelle dans le corps de l’insecte.

L’extrait de pyrèthre est une substance coûteuse, l’ajout de PBO permet d’en faire des économies considérables .

De plus, les insecticides à base de pyrèthre naturel contiennent souvent des adjuvants pour en améliorer l’efficacité, adjuvants qui s’avèrent dangereux pour la santé.

–  Le neem

Huile de neem est issue des amandes des fruits du mangousier

Huile de neem contient un composé insecticide  très actif l’azadirachtine , totalement inoffensif pour les hommes et animaux à sang chaud, mais vulnérable à la lumière. Il bloque la métamorphose du stade larvaire à celui d’adulte, et paralyse son tube digestif.

– Les huiles essentielles

 A diffuser :
– L’huile essentielle de citronnelle de java : diffuser en fin d’après-midi, à vaporiser sur les nappes, vêtements, ou a mettre dans une coupelle près du lit.

Ne pas diffuser d’huiles essentielles dans une pièce, en présence d’un bébé.

– Des complexes synergiques prêt à l’emploi

A passer sur les parties du corps découvertes : 

– huile essentielle de citronnelle,
– des mélanges prêt à l’emploi : HE de citronnelle, lavandin, géranium,
– Ou le mélange :     Eucalyptus citriodora 4 mL
Cymbopogon wintérianus (citronelle de java ) 6 ml
Quelques gouttes sur les parties du corps exposées, renouveler toutes les 4 heures ou plus si transpiration.
Ne pas appliquer sur les yeux et les muqueuses, éviter d’appliquer sur les mains des petits car ils portent leurs doigts à la bouche.

► Quelques règles simples :

  • Planter des géranium en pot sur les rebords des fenêtres
    – Ne pas utiliser de produits capillaires, huiles solaires, parfums
    – Ne pas marcher pieds nus
    – Porter des vêtements amples, de couleur claire, couvrant les parties du corps habituellement exposées
    – Utiliser des moustiquaires aux fenêtres, au-dessus d’un lit

} Consultez un médecin

–    Lorsque la réaction locale est importante (gonflement, rougeur, chaleur, douleur) et dure plus de 24 heures. Une infection peut se développer à l’endroit de la piqûre.

  • Quand la piqûre a eu lieu dans la bouche ou dans la gorge, le gonflement peut être rapide et important avec des difficultés respiratoires.
  • En cas de réaction allergique suite à une piqûre. L’allergie se manifeste par une éruption cutanée avec fortes démangeaisons, un gonflement du visage, des vertiges, de la pâleur. Retirez rapidement le dard s’il y en a un, désinfectez, couchez la victime et surélevez ses jambes.

–  En cas de piqûres multiples (plus de 20 chez l’adulte)

 L’équipe Nutrimenthe

Mise en garde

Les informations de ce document ne peuvent en aucun cas être considérées comme un avis médical ou comme des conseils individualisés. En conséquence, nous vous invitons à vous rapprocher de votre médecin ou professionnel de la santé.

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